Douleurs articulaires

Douleurs articulaires

Quand une vieille brouette grinçait, mon grand-père remettait un peu d’huile dans les rouages, le bruit disgracieux disparaissait et la brouette reprenait sa route sans crier désespérément sa souffrance. Les articulations avec l’âge craquent et, si elles ne sifflent pas comme la brouette de mon grand-père, elles nous font sentir qu’elles manquent d’huile par les douleurs qu’elles nous procurent. Quand le cartilage est usé au point de disparaître, les extrémités osseuses frottent l’une contre l’autre et les douleurs apparaissent et sont parfois insoutenables. Nous allons voir comment prévenir une telle situation ou comment l’atténuer et la corriger au maximum quand elle survient dans notre vie.

 

Un peu d’étude sur le cartilage articulaire

Les articulations sont formées de plusieurs éléments: le cartilage, la membrane synoviales, les tendons et les ligaments.
Le cartilage assure le glissement des extrémités osseuses en diminuant les forces de friction, il participe aussi à l’amortissement des contraintes physiques sur les articulations.
La membrane synoviale sécrète un liquide lubrifiant de l’articulation. 
Les tendons permettent aux muscles de s’insérer sur les os, et les ligaments assurent la stabilité des articulations. De la naissance à l’âge adulte, le cartilage sert à assurer la croissance de l’os. Au delà de 20 ans, à la fin de la croissance, le tissu cartilagineux est formé de façon définitive et ne se renouvelle qu’extrêmement lentement. C’est la singularité du cartilage.

 

Les causes de la dégénérescence articulaire

Celles-ci sont nombreuses. Il y a:

  • La maladie génétique affectant la structure du squelette ou la fonction des cartilages.
  • Le déficit nutritionnel surtout à la croissance de l’enfant mais aussi à l’âge adulte.
  • Une anomalie ou un désalignement articulaire (scoliose, lordose, etc.)
  • Un sport intensif ou une activité professionnelle brutalisant les articulations à long terme.
  • Des fractures, des interventions chirurgicales ou une usure anormale des articulations.
  • Un handicap physique entraînant une immobilisation partielle ou totale.
  • Le surpoids induisant une surcharge pour les articulations porteuses.
  • La goutte provoquant une inflammation due au dépôt de cristaux dans les articulations.
  • Une maladie auto-immune chronique comme la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante.
  • Une faible activité physique entraînant un faible apport sanguin et une mauvaise oxygénation du cartilage.
  • L’âge (plus de 45 ans, surtout chez les femmes, plus touchées par l’arthrose des hanches ou des genoux).
  • La sénescence ou le vieillissement articulaire qui est lié à la calcification des cartilages.

 

Que manger pour protéger ses cartilages?

Contrairement aux idées reçues, les produits laitiers ne sont pas indispensables à notre santé. C’est même le contraire, puisque les protéines du lait de vache sont pro-inflammatoires et sont la principale cause de l’arthrose.
La priorité doit être donnée aux légumes, aux fruits riches en minéraux (choux, brocoli, chou-fleur, pois, haricot, lentilles, algues, oignon, ail, orange, banane, avocat, poire, pomme, pêche, brugnon, mandarine, clémentine, châtaigne, amande, noisette, sésame, noix du Brésil, noix, pistache, etc.) et aux poissons gras riches en acides gras polyinsaturés (maquereau, sardine, hareng, saumon etc… )
Il est aussi très recommandé de consommer des bouillons d’os riche en collagène (pot-au-feu) et des graines germées (alfafa, millet, sésame, soja, amarante, quinoa et fenouil).
L’iode régule et stimule la thyroïde qui, avec les parathyroïdes, régule le métabolisme calcique. L’iode se trouve dans le sel marin iodé, les algues marines, les fruits de mer, les poissons, l’ail, le soja, les haricots verts, l’oignon, le cresson, les épinards, le chou, la carotte, le poireau, le navet, la tomate, la poire et le raisin. On retrouve l’iode aussi dans la viande et les œufs d’animaux nourris avec des aliments riches en iode. La consommation de ces produits iodés est indispensable surtout chez les hypothyroïdiens.