Protocole de gestion des commotions cérébrales

Un fléau silencieux

Le ministère de l’éducation, du loisir et du sport à mentionné plusieurs directives aux organismes sportives sur le retour au jeu des athlètes qui SEMBLENT avoir été victimes d’une commotion cérébrale. Et d’après leurs dire, ils veulent offrir un protocole de gestion des commotions. La voici :

  • Retirer immédiatement du jeu ou de l’entraînement toute personne que l’on croit avoir subi une commotion cérébrale;
  • Interdire le retour au jeu ou à l’entraînement la même journée, même si les symptômes ont disparu;
  • Ne pas laisser seule une personne que l’on croit avoir subi une commotion cérébrale;
  • Informer le parent de tout incident laissant croire qu’une personne d’âge mineur pourrait avoir subi une commotion cérébrale.

Voici une grille d’observation que vous pouvez télécharger gratuitement afin d’aider à ce que votre jeune aille le meilleur suivi possible

⇒ Grille d’observation pour les parents ⇐

 

L’Association pousse d’avantage ce protocole!

Comment juger, savoir avec certitude que le joueur ai subi une commotion cérébrale, pour l’instant, cela reste encore une épidemie silencieuse. Le jeune joueur étoile qui vient d’avoir une commotion cérébrale en demi final et que le coach lui demande si il va bien parce qu’ils ont une compétition à terminer, il va probablement dire que tout va bien par amour du sport, et de la victoire… Mais qu’adviendra t-il de sa santé physique plus tard?

L’association de Jetball du Québec veut devenir le pionnier en matière de sécurité dans le sport. Prioriser la santé physique du joueur est plus important que la victoire, et c’est pourquoi, l’association de Jetball suit de très proche les avancés technologiques. En particulier le bandeau « BrainBAND » construit pour protéger la génération futur de joueur et dès sa commercialisation. Le jeune joueur de Jetball entrera sur le terrain obligatoirement avec un bandeau de ce genre lors de compétition. En lien direct via un application que l’arbitre aura avec lui, l’arbitre pourra juger facilement du protocole à suivre pour la santé du joueur suite à une blessure lors d’une partie.

 

En premier lieu, nous allons parler des signes et symptômes qui sont reliés à l’accident.

En second lieu, nous allons planifier et encadrer les étapes du retour au jeu ( autorisé par un professionnel de la santé reconnu ).

Et pour conclure, voici quelques une des conséquences des commotions cérébrales!

 

AVERTISSEMENT

Ce protocole de gestion des commotions cérébrales ne permet pas de diagnostiquer une commotion cérébrale; Cela requiert un examen médical. Les renseignement recueillis par votre aide,contribueront au suivi médical et à la prise en charge de l’athlète.

Les renseignements concernant l’athlète ne doivent, en aucun cas, être transmis sans le consentement de l’athlète ou celui de ses tuteurs légaux si l’athlète est mineur.

Afin de privilégier la prudence, aussitôt q’une commotion cérébrale est soupçonnée, et ce, même en l’absence de signes ou symptômes, il est préférable de retirer l’athlète du jeu et de surveiller l’apparition de signes ou symptômes pour une période de 24 à 48 heures.

 

Signes et Symptômes

Voici une liste de signe que l’athlète pourrait vivre à la suite à une secousse causée par un impact direct à la tête, au visage ou au coup, ou par un impact indirect à toute autre partie du corps occasionnant une force impulsive transmise à la tête :

  • Vomissements
  • Mal à maintenir une posture assise ou debout
  • Perte de connaissance
  • Confusion
  • Se répète
  • Maladresse physique
  • Cherche ses mots
  • Regard absent
  • Convulsions
  • Répond lentement
  • Perte d’équilibre
  • Perte de mémoire d’évènements
  • Somnolence

Et voici la liste de symptômes qui pourrait être vécu lors d’un impact à la tête ;

  • Maux de tête
  • Douleur au cou
  • Nausée
  • Pression dans la tête
  • Étourdissements
  • Engourdissements ou picotements
  • Vision floue/ vision double
  • Sensibilité à la lumière
  • Sensibilité aux bruits
  • Impression d’être au ralenti
  • Impression d’être dans la brume
  • Ne se sent pas bien
  • Difficulté à ce concentrer
  • Fatigue ou baisse d’énergie
  • Être plus émotif – Irritabilité
  • Tristesse
  • Nervosité ou anxiété

Note : Ces symptômes ne sont pas spécifiques aux commotions cérébrales et peuvent être présents chez certaines personnes même s’il n’y a pas de commotion. Il faut donc prendre une décision sur la base des symptômes survenus à la suite des circonstances ayant mené à l’identification de l’épisode de commotion cérébrale (source : SCAT3, version française).

 

Retour au jeu

Une progression en 6 étapes doit être effectué avant de planifier un retour au jeu progressif. Il est nécéssaire d’attendre au moins 24 heures avant de passer d’une étape à une autre. Si des signes ou symptômes se font ressentir, l’athlète doit se reposer jusqu’au retour à l’absence complet de signe ou symptôme afin de poursuivre les étapes.

Si l’athlète à des symptômes pendant plus de 10 jours, une consultation auprès d’un médecin qui se spécialise dans la gestion de commotions cérébrales est recommandée.

 

Étape 1

L’athlète doit bénéficier d’un repos physique et mental complet jusqu’à ce qu’il soit en absence de signes ou symptômes pour une période de 24 heures.

S’il n’y a pas eu de manifestation de signes ou symptômes dans les derniers 24 heures, passez à l’étape suivante, sinon recommencez cette étape!

 

Étape 2

L’athlète qui est absent de tout signes ou symptômes depuis 24 heures peut recommencer graduellement ses activités intellectuelles. ( Exemple : 15 à 20 minutes de lecture, de jeux vidéo, ect. )

Par la suite, dès que l’athlète arrive à maintenir un effort mental pour une période de 45 minutes sans que cela ne déclenche de symptômes, il peut commencer un retour progressif à l’apprentissage et à l’école. Durant cette étape, il peut bénéficier de périodes de repos et d’ajustements pédagogiques.

S’il n’y a pas eu de manifestation de signes ou symptômes dans les derniers 24 heures, passez à l’étape suivante, sinon recommencez cette étape!

 

Étape 3

L’athlète peut commencer des efforts d’intensité légère. Exemple : Marche rapide ou vélo pour une durée de 20 minutes. L’athlète procède à un effort physique d’intensité légère afin de voir comment le corps réagit à une augmentation de la fréquence cardiaque. Cesser l’activité immédiatement lorsque les symptômes réapparaissent.

 

S’il n’y a pas eu de manifestation de signes ou symptômes dans les derniers 24 heures, passez à l’étape suivante, sinon recommencez cette étape!

 

Étapes 4

L’athlète peut commencer des efforts d’intensité élevée.

Cette session devrait commencer avec :

  • 5 minutes de course légère
  • 5 minutes d’échauffement dynamique

 

Exercise de course à intervalles

  • 30 secondes de course;
  • suivi de 30 secondes de repos

Exécuter l’exercice 5 fois

Prendre 3 minutes de repos

Répèter 2 autres fois pour un total de 3 fois.

Cesser l’activité immédiatement lorsque les symptômes réapparaissent.

S’il n’y a pas eu de manifestation de signes ou symptômes dans les derniers 24 heures, passez à l’étape suivante, sinon recommencez cette étape!

 

Étape 5

L’athlète peut commencer des exercices spécifiques au Jetball.

Cette session devrait commencer avec :

  • 5 minutes de course légère
  • 5 minutes d’échauffement dynamique

1 – Exercice : Sprint en ligne droite sur une distance de 20 mètres. Revenir au point de départ en marchant. Répétez 5 fois.

2 – Exercice : Effectuez le circuit présenté en 5 étapes sans arrêt pendant 3 minutes. Répètez 4 fois avec 3 minutes de repos entre chaque série.

A) Sprinter d’un cône à l’autre tel qu’indiqué par le sens des flèches

Distance cône

B) Partir du dernier cône de l’étape A. Effectuez une course lente jusqu’au premier cône suivi d’un sprint jusqu’au cône suivant. Alternez ainsi jusqu’à la fin.

Course Cône

C) Commencez au cône bleu après la course lente de 10 mètres de l’étape B. Effectuez un sprint jusqu’au prochain cône suivi d’une course lente jusqu’au cône qui suit. Alternez ainsi jusqu’à la fin.

Course C

D) Effectuez 20 jumping jacks sur place.

E) Placez un échelle d’agilité de façon à fermer le circuit. Partir de la fin de l’étape D en direction de l’étape A. Sauter pied joint entre chaque cellule jusqu’à la fin de l’échelle.

Course echelle

S’il n’y a pas eu de manifestation de signes ou symptômes dans les derniers 24 heures, passez à l’étape suivante, sinon recommencez cette étape!

 

Étape 6

À cette étape, l’athlète peut retourner à l’entrainement habituel propre à son sport afin de voir s’il peut tolérer le contact. ( ex : contact gazon, contact avec pression des joueurs, ect. ). Si lors de l’entraînement, il ressent des symptômes, il doit cesser immédiatement sa participation. À la fin de la partie, il faut observer les signes de commotion et demander à l’athlète s’il éprouve des symptômes.

Cette étape est réussi si l’athlète la complète sans présenter de symptômes et que ceux-ci n’apparaissent pas dans les 24 heures qui suivent.

L’athlète pourra alors retourner aux activités habituelles de l’équipe et à la compétition avec l’autorisation d’un professionnel de la santé reconnu.

 

Les conséquences

Un sportif qui retourne au jeu avant d’être complètement remis de sa commotion à trois à cinq fois plus de risque de commotion cérébrale. Si une nouvelle commotion a lieu alors que le cerveau n’est pas entièrement remis de la précédente, les séquelles peuvent être encore plus importantes, la récupération encore plus longue et, dans de rares cas, les conséquences peuvent être catastrophiques. Bien qu’une seule commotion provoque des changements permanents au cerveau, elle aura peu de conséquences à long terme s’il y a une prise en charge adéquate et que le repos nécessaire est respecté. Cumulative, chaque commotion cérébrale endommage un peu plus le tissu cérébrale et, règle générale, l’accumulation de trois commotions ou plus laisse des séquelles permanentes affectant de façon significative le fonctionnement du cerveau.

Les symptômes post-commotionnel peuvent devenir chronique. Les symptômes associés à ces perturbations du cerveau peuvent comprendre les suivants :

Maux de tête

Étourdissement

Confusion

Sentiment d’être au ralenti ou dans le brouillard

Sensibilité aux bruits ou aux sons

Irritabilité

Sautes d’humeur

Anxiété

Fatigue

Trouble du sommeil

Trouble de mémoire

Trouble d’attention

Trouble d’organisation et de gestion

Les commotions multiples en vieillissant

Le vieillissement du cerveau de l’individu qui a vécu de multiples blessures cérébrales se déroule non seulement à un rythme plus accéléré, mais présenterait aussi des signes de maladies dégénératives qui ressemblent à ceux que l’on retrouve dans la maladie d’Alzheimer, Démence, psychose, maladie de Parkinson, ect. En d’autres mots, plus les athlètes étaient âgés et plus leurs maladies dégénératives étaient importants, faisant état d’un vieillissement cognitif anormalement rapide et pathologique.

 

Bref

Que vous soyez vous-mêmes un athlète, un parent ou un entraîneur, soyez vigilant en ce qui a trait aux commotions cérébrales. Mieux vaut prendre le temps nécessaire que d’hypothéquer sa carrière et sa vie pour quelques présences de plus pendant un match.

 

 

 

Référence :

http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/SLS/promotion_securite/rapport_commotions.pdf

Apps : Cerveau sport

La commotion cérébrale